« Il n’est pas tellement important de croire en Dieu. Il est beaucoup plus important de croire en l’homme, car, sous le nom de Dieu, on peut mettre n’importe quoi.
Que l’homme soit et Dieu apparaîtra, au cœur de notre histoire, comme l’espace infini où notre liberté respire.
Les derniers mots de Jésus, ce n’est pas d’aimer Dieu, c’est d’AIMER L’HOMME. Le critère qu’il donne, la marque distinctive de ses disciples, c’est qu’ils s’aiment les uns les autres. Le sacrement, le signe de ralliement, c’est l’Eucharistie, c’est-à-dire un banquet qui rassemble tous les hommes autour d’une même table et un dernier geste de Jésus, c’est de laver les pieds de ses disciples en s’agenouillant devant eux. C’est là que nous saisissons toute la nouveauté, toute la révolution opérée par Jésus. »
ZUNDEL, Maurice, Écritures, 30 janvier 1997, cité par CONVERT, Georges, dans Divers (sous la dir. de Jean Genest), Penseurs et apôtres du XXe siècle, Québec, Fides, 2001, p. 343.