Aimer notre faiblesse

« Durant la guerre 〔1940-1945〕, j'ai vu la vie dans sa nudité, sans fard. Le bien et le mal, le beau et le laid se sont révélés à moi, mêlés. Cela ne m'a pas transformé, grâce au ciel, en moraliste. Au contraire, j'ai appris à respecter la faiblesse et à l'aimer, la faiblesse est notre essence et notre humanité. Un homme qui connaît sa faiblesse sait parfois la surmonter. Le moraliste ignore ses faiblesses et, au lieu de s'en prendre à lui-même, il s'en prend à son prochain. »

APPELFELD, Aaron, Histoire d’une vie, Editions de l’Olivier, 2004 (éd. originale, en hébreu : 1999), p. 128.

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