« Mon âge change (et a toujours changé) d’heure en heure : dans les moments de fatigue, j’ai un siècle, dix siècles ; dans les moments de travail intellectuel ou de conversation, j’en ai, mettons, quarante ; dans les moments d’agrément, sortie au jardin, jeux avec le chien, j’ai souvent l’impression d’en avoir quatre, ce qui continue à me sembler le bel âge, pas du tout pour les raisons sentimentales qu’on donne toujours, et que je crois très fausses, mais à cause des yeux tout neufs et des sens tout neufs. »

YOURCENAR, M., Lettres à ses amis et quelques autres, Paris, Gallimard, NRF, 1995, p. 454.
Facebook
LinkedIn
X
Imprimer
Email